Vous êtes peut-être concerné si...
Huit situations fréquentes pour lesquelles l’intervention précoce d’un avocat conditionne la qualité de la défense et l’issue du dossier.
Vous êtes convoqué à un entretien préalable
Analyse du motif allégué, préparation de l'entretien (vous pouvez vous faire assister), constitution des éléments objectifs étrangers à toute faute. Évaluation de la suite : licenciement annoncé, mise à pied conservatoire, sanction alternative.
Vous venez d'être licencié pour faute
Vérification du formalisme (délais, lettre motivée), évaluation de la cause réelle et sérieuse, gradation faute simple / grave / lourde. Saisine du conseil de prud'hommes dans le délai de 12 mois (art. L. 1471-1 C. trav.).
Vous êtes licencié pour insuffisance professionnelle
Motif fréquemment contestable : derrière l'« insuffisance », souvent un licenciement disciplinaire déguisé qui n'a pas respecté les règles propres au droit disciplinaire. Audit du dossier, vérification des objectifs réels et de l'accompagnement reçu.
Vous êtes déclaré inapte par le médecin du travail
Indemnité de licenciement doublée si l'inaptitude est d'origine professionnelle (art. L. 1226-14 C. trav.). Si l'inaptitude résulte d'un harcèlement ou d'un manquement à l'obligation de sécurité, le licenciement est nul et l'indemnité au moins de six mois.
Vous subissez un harcèlement, une discrimination
Constitution du dossier de preuves (écrits, témoignages, certificats médicaux), signalement à l'employeur, action prud'homale en nullité du licenciement. Indemnité non plafonnée par le barème Macron, prescription de 5 ans à compter de la révélation.
Vous négociez une rupture conventionnelle
Optimisation de l'indemnité (au moins l'indemnité légale, souvent supérieure selon votre CCN), vérification de la convention écrite, délai de rétractation de 15 jours calendaires, transaction post-rupture éventuelle pour solder les chefs résiduels.
Votre employeur veut modifier votre contrat
Distinction modification du contrat (rémunération, qualification, lieu sans clause de mobilité, durée du travail) - qui requiert votre accord exprès - et simple changement des conditions de travail - qui s'impose. Le refus d'une modification ne constitue pas en lui-même une faute.
Vous êtes salarié protégé
Membre du CSE, délégué syndical, conseiller prud'homal, lanceur d'alerte, mère/jeune parent : votre licenciement suppose une autorisation préalable de l'inspecteur du travail. Toute rupture sans autorisation est nulle, et la réintégration peut être ordonnée.