Alexandre FrechAvocat en droit du travail à Paris

Outil informatif

Calculer une
indemnité de licenciement.

L’outil produit l’indemnité due à la rupture du contrat (la plus élevée entre l’indemnité légale et l’indemnité conventionnelle de la convention collective applicable) et la fourchette d’indemnité prud’homale (barème Macron) versée en plus en cas de contentieux où le licenciement serait jugé sans cause réelle et sérieuse.

Recherche par convention collective intégrée, formules conventionnelles encodées au fur et à mesure après validation juridique. Calcul effectué dans votre navigateur ; les valeurs saisies dans ce formulaire ne sont transmises à personne. Lancé depuis la page d’accueil, le calcul reprend vos valeurs dans l’adresse de la page, qui transite par l’hébergeur du site (voir ci-dessous).

Vos paramètres.

Saisie

Moyenne mensuelle brute des 12 derniers mois (de tous les mois si l’ancienneté est inférieure à 12 mois) ou, si c’est plus favorable, tiers des 3 derniers mois, une prime annuelle ou exceptionnelle de cette période n’étant alors retenue qu’à due proportion (article R.1234-4 du code du travail). Saisie possible au centime près.

Ancienneté dans l’entreprise

L’ancienneté se calcule de date à date, dernier jour compris. Le droit à l’indemnité de licenciement (huit mois d’ancienneté) s’apprécie à la notification du licenciement, son montant à l’expiration normale du préavis, même en cas de dispense (Cour de cassation, chambre sociale, 30 mars 2005, n°03-42.667, publié au Bulletin). Pour le barème prud’homal, l’ancienneté s’apprécie au jour de l’envoi de la lettre de licenciement, date de la rupture (Cour de cassation, chambre sociale, 26 septembre 2006, n°05-43.841, publié au Bulletin, rendu sous l’empire de l’ancien article L.122-14-4 du code du travail ; solution reprise, pour les articles L.1235-4 et L.1235-5 du code du travail dans leur rédaction antérieure à la loi du 8 août 2016, par la Cour de cassation, chambre sociale, 5 janvier 2022, n°20-13.235, inédit). Aucun arrêt ne l’a encore affirmé pour le barème actuel, auquel l’outil la transpose.

Arrêts maladie d’origine non professionnelle à déduire (facultatif)

Sauf disposition conventionnelle plus favorable, les périodes de maladie non professionnelle n’entrent pas en compte dans l’ancienneté de huit mois exigée (article L.1234-11 du code du travail) ; l’outil les déduit également, par prudence, de l’ancienneté servant au calcul du montant. Il en va de même d’un arrêt consécutif à un accident de trajet : bien que pris en charge comme accident du travail par la sécurité sociale (article L.411-2 du code de la sécurité sociale), il est exclu de la protection du code du travail, dont l’article L.1226-7 assimile la suspension à du temps d’ancienneté. Ces périodes ne sont pas déduites pour le barème prud’homal. Ajouter ici autant de plages que nécessaire.

Effectif habituel de l’entreprise

Salaire et dates requis.

Le résultat.

Estimation

En attente de saisie

Le montant s’affichera ici.

Renseigner les paramètres dans le formulaire pour afficher l’indemnité de licenciement due à la rupture (la plus élevée entre l’indemnité légale et l’indemnité conventionnelle de la convention collective applicable), ainsi que la fourchette d’indemnité prud’homale (barème Macron) versée en plus en cas de contentieux SCRS.

Calcul effectué dans votre navigateur : les valeurs saisies dans ce formulaire ne sont transmises à personne. Lancé depuis la page d’accueil, le calcul reprend vos valeurs dans l’adresse de la page, qui transite par l’hébergeur du site.

Une fois le montant obtenu, estimez le net perçu par le salarié et le coût pour l’employeur (cotisations, CSG/CRDS, impôt).

Net et coût d’une indemnité

Méthode

Comment ça marche.

Coordination des indemnités.

L’indemnité de licenciement effectivement due à la rupture est la plus élevée entre l’indemnité légale (R.1234-2) et l’indemnité conventionnelle prévue par la CCN applicable (principe de faveur). L’indemnité prud’homale du barème Macron est, elle, allouée en plus par le juge en cas de contentieux où le licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse ; elle ne se substitue pas à l’indemnité de licenciement.

Le barème Macron ne s’applique pas aux licenciements nuls.

Lorsque le licenciement est nul, notamment en cas de discrimination, de harcèlement moral ou sexuel, de violation d’une liberté fondamentale, de licenciement d’un lanceur d’alerte (nullité de l’article L.1132-4 du code du travail), de méconnaissance des protections liées à la maternité ou aux accidents du travail et maladies professionnelles (articles L.1225-71 et L.1226-13 du code du travail) ou de licenciement d’un salarié protégé en raison de son mandat, l’article L.1235-3-1 écarte le barème : à défaut de réintégration, l’indemnité ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois. La réintégration peut en outre être ordonnée.

Calcul effectué dans votre navigateur.

Les valeurs saisies dans ce formulaire ne sont transmises à aucun serveur ni à aucun tiers, et rien n’est enregistré. Si vous lancez le calcul depuis la page d’accueil, le salaire, les dates et l’effectif saisis figurent dans l’adresse de la page : ils transitent à ce titre par l’hébergeur du site (Vercel) et apparaissent dans ses journaux techniques, conservés pour une durée limitée fixée par cet hébergeur. Maître Frech ne les conserve pas, et la mesure d’audience reçoit l’adresse de la page sans ces valeurs. Pour plus de détails, consultez la politique de confidentialité.

Comprendre

Comprendre le barème Macron.

Un minimum et un maximum, en mois de salaire.

Lorsqu’un licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse et que la réintégration n’a pas lieu, le juge alloue au salarié une indemnité dont le montant est encadré par le barème de l’article L.1235-3 du code du travail, issu de l’ordonnance du 22 septembre 2017. Ce barème, dit « barème Macron », fixe un minimum et un maximum exprimés en mois de salaire brut, croissant avec l’ancienneté. Il se distingue de l’indemnité de licenciement due à la rupture, à laquelle il s’ajoute.

Le barème selon l’ancienneté

Montants en mois de salaire brut, pour une entreprise d’au moins onze salariés.

Ancienneté (années complètes)MinimumMaximum
0sans objet1
112
233,5
334
435
536
637
738
838
939
10310
11310,5
12311
13311,5
14312
15313
16313,5
17314
18314,5
19315
20315,5
21316
22316,5
23317
24317,5
25318
26318,5
27319
28319,5
29320
30 et au-delà320

Entreprises de moins de onze salariés

Le maximum reste identique ; seuls les planchers sont abaissés, jusqu’à dix ans d’ancienneté. Minimums en mois de salaire brut.

Ancienneté (années complètes)Minimum
10,5
20,5
31
41
51,5
61,5
72
82
92,5
102,5

Comment le juge fixe le montant

À l’intérieur de la fourchette, le juge apprécie le montant au regard de la situation concrète du salarié, notamment son préjudice et sa situation professionnelle. Il peut tenir compte des indemnités déjà versées à l’occasion de la rupture, à l’exception de l’indemnité légale de licenciement (article L.1234-9). L’indemnité se cumule, le cas échéant, avec celles prévues aux articles L.1235-12, L.1235-13 et L.1235-15, dans la limite du maximum du barème.

Un barème que le juge ne peut pas écarter

La conformité du barème aux engagements internationaux de la France a été tranchée par la Cour de cassation le 11 mai 2022, en formation plénière de chambre. La chambre sociale a jugé que l’article L.1235-3 est compatible avec l’article 10 de la Convention n°158 de l’Organisation internationale du travail (Cour de cassation, chambre sociale, 11 mai 2022, n°21-14.490, publié au Bulletin), et que l’article 24 de la Charte sociale européenne est dépourvu d’effet direct dans un litige entre particuliers (Cour de cassation, chambre sociale, 11 mai 2022, n°21-15.247, publié au Bulletin). Le juge ne peut donc pas écarter le barème au cas par cas au nom d’un contrôle in concreto : son office se limite à fixer l’indemnité entre le minimum et le maximum.

Quand le barème est écarté

Le barème ne s’applique pas lorsque le licenciement est nul, notamment en cas de discrimination, de harcèlement moral ou sexuel, de violation d’une liberté fondamentale, de méconnaissance des protections liées à la maternité ou aux accidents du travail, ou de licenciement d’un salarié protégé en raison de son mandat. L’indemnité ne peut alors être inférieure aux salaires des six derniers mois, et la réintégration peut être demandée (article L.1235-3-1).

Avertissement

Outil informatif, qui ne vaut pas conseil. Ces estimations indiquent la fourchette légale à l’intérieur de laquelle le juge doit fixer l’indemnité. Elles ne préjugent ni de la qualification du licenciement (qui suppose une analyse de pièces et de la procédure), ni du montant que le juge fixera concrètement à l’intérieur de la fourchette prud’homale, qui dépend des circonstances de l’espèce : préjudice subi, situation professionnelle, indemnités de licenciement déjà versées hors indemnité légale, etc.

AppelerÉcrire