La résiliation judiciaire est une action introduite par le salarié devant le conseil de prud’hommes pour obtenir la rupture du contrat aux torts de l’employeur, sans rompre lui-même. Elle suppose des manquements graves (non-paiement de salaires, modification unilatérale, harcèlement). Si le juge fait droit, la rupture produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse, voire d’un licenciement nul. À la différence de la prise d’acte, le salarié reste en poste pendant l’instance — d’où son intérêt stratégique lorsque le maintien dans l’emploi est encore possible.Cass. soc., 20 janv. 1998, n° 95-43.350
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